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Chapitre 4

Je poste ce chapitre surtout parce que je me connais, et si je ne le poste pas maintenant, je vais le faire traîner pendant deux semaines encore. J'ai bossé dessus 15 heures d'affilée, là, donc il me sort par les yeux. Je sais qu'il y a de bonnes choses dedans à la base mais mes phrases me semblent toutes bancales… Je ne peux vraiment pas y toucher plus avant un bon moment. Alors je le poste, parce que j'en ai marre. Mais euh. je m'excuse si jamais il est pas bien.

Je m'étais bien amusée à écrire le premier jet, ceci dit.


[EDIT] Désolée pour la première intro geignarde, j'étais pas dans mon assiette, mais maintenant (en partie grâce à vous et vos reviews ♥) ça va beaucoup mieux. J'ai adoré écrire ce chapitre (sauf sur la fin) et j'espère qu'il vous plaira, ou vous a plu si vous l'avez déjà lu.

Chapitre écrit en collaboration avec littlegothsin !


Pour télécharger la chanson du chapitre, c'est »par ici«.



Résumé des épisodes précédents : Sirius, Severus et Remus se sont embarqués dans une cohabitation difficile en devenant tous les trois moniteurs de la colonie de vacances au profit des orphelins de guerre. Sirius, qui voit d'un mauvais œil le rapprochement de Remus et Severus, tente de l'empêcher en boudant. Étonnamment, cela ne fonctionne pas. Par ailleurs, chez les enfants, Lee s'inquiète lorsque la peluche de sa petite sœur Lilian s'anime sans raison apparente. Le trio formé par Louis, Richard et Philip fai encore des siennes, et Judy, Eleanor et les jumelles décident de former une alliance contre ces trois nuisibles.

Minerva Cuffe, 7 ans : petite-fille de McGonagall, prénommée ainsi en son honneur. Jolie petite fille blonde, expansive et joyeuse, elle s'est entichée de Sirius dès le premier jour.

Lilian Headlock, 6 ans : rendue muette à la mort de ses parents, elle est la plus grande préoccupation de son grand-frère, Lee. Le frère et la sœur se ressemblent comme deux gouttes d'eau et ne vont jamais l'un sans l'autre.

Rose et Violet Nettles, 9 ans : les deux jumelles à la peau noire ne semblent pas avoir conscience qu'elles sont deux personnes distinctes. Bien qu'elles aient leur petit monde à elles, elles se sont liées d'amitié avec Eleanor le gaçon manqué, et la timide Judy.

William Greenwood, 11 ans : veut se lier d'amitié avec Achenar. Achenar ne veut pas. Mais William est têtu.







Jour 4
Under The Milky Way



En se réveillant vers cinq heures du matin, Severus mit un moment à comprendre où il se trouvait. Pourquoi avait-il si mal au dos ? Où était son lit ? Et que diable faisaient ces nuages sur son plafond ?

Puis la mémoire lui revint. Il se rappela être sorti en pleine nuit, s’être assis là, pour regarder Sirius dormir et, comme à chaque fois, avoir fini par retrouver le sommeil. Oh, et la partie où il rentrait se coucher ? Il semblait qu’il l’ait omise… Voilà qui n’était vraiment pas malin, et son dos allait probablement le lui rappeler toute la journée.

Un peu inquiet à l’idée que quelqu’un ne se lève et le voie – comme Sirius, par exemple – Severus retourna à son lit en toute hâte. Il avait renoncé à comprendre ce qui le poussait à venir ici chaque fois qu’il était réveillé par ses insomnies, mais pas, en revanche, à garder la chose secrète.


°o°o°o°


Le plan A de Sirius, à savoir faire la tête à Remus, n’avait pas donné des résultats des plus probants le jour précédent – pour ne pas dire qu’il avait produit exactement l’inverse de l’effet recherché. Pour autant, Sirius ne comptait pas baisser les bras. Il eut au lever une idée tout à fait brillante, qu’il appela “plan B” : s’il ne pouvait pas interdire à Remus de s’intéresser à Severus, il pouvait, en revanche, détourner leur attention l’un de l’autre ! Bien que pas des plus nobles, elle serait à la fois simple et amusante à mettre en œuvre. Il allait par contre lui falloir faire sortir un Sirius qui ne voyait plus très souvent la lumière du jour, ces temps-ci. C’était le Sirius qui était souvent en activité dans sa jeunesse, quand il se jugeait encore raisonnablement séduisant. Et ce Sirius n’avait jamais essuyé une seule défaite.

Il ne savait pas au juste comment fonctionnait cette arme secrète, mais il savait parfaitement comment procéder pour l’activer. Tout ce qui lui était nécessaire, c’était un esprit clair, et sa légendaire dextérité intellectuelle. Aussi, sans plus attendre, il mit en application les exercices de concentration qu’il tentait d’enseigner à ses élèves, et put entamer sa transformation…

Pour tout observateur de la scène, Sirius était probablement en train de faire son yoga matinal. Toutefois, lorsqu’il se releva, il semblait y avoir chez lui quelque chose de différent. Peut-être était-ce son sourire confiant et séducteur, peut-être était-ce l’éclat anormalement intense de ses yeux pâles, peut-être était-ce la grâce féline avec laquelle il se déplaçait. Ou bien peut-être était-ce le petit briquet en argent qu’il invoqua dans le creux de sa paume, lança une ou deux fois en l’air, et enfouit dans sa poche avec un petit rire mystérieux.


°o°o°o°


Remus tomba sur Sirius en voulant entrer dans la salle de bain.

« Bonjour Remus. »

Du chocolat chaud à la vanille, voilà ce qu’était la voix de Sirius à ses oreilles en cet instant. Remus tenta un sourire, mais celui-ci fut saboté par un bâillement et il se frotta les paupières en grognant. Il ne valait rien le matin avant de s’être au moins passé de l’eau sur le visage.

« B’jour Sirius, marmonna-t-il. Mmh. Je peux entrer ?

– Je t’en prie », fit Sirius sans bouger d’un pouce.

Pas assez réveillé pour trouver cela bizarre, Remus passa entre Sirius et le mur, songeant confusément que Sirius était vraiment délicieusement grand. Tout comme ils se frôlaient, Sirius pencha la tête vers Remus pour lui glisser à l’oreille :

« Tu sens bon… »

Remus mit quelques secondes à enregistrer l’information. Lorsqu’il se retourna, étonné, Sirius était déjà sorti.


°o°o°o°


« Bonjour, Severus », dit une voix amicale, mais qui n’était pas celle de Remus.

Severus fronça les sourcils en voyant Sirius, et secoua la tête.

« Va t’habiller, tu veux.

– J’ai un pantalon, signala Sirius. À t’entendre, on croirait que je suis indécent…

– Hn. Tu m’excuseras, je ne discute pas avec les hommes indécents. »

Sirius haussa élégamment les épaules, qu’il avait nues, mais resta là sans rien dire. Severus était assez perturbé par cette attitude, mais il décida de faire comme avec les verrues plantaires, et de l’ignorer jusqu’à ce qu’il s’en aille. Le seul problème était qu’il avait déjà fini de ranger ses affaires de potions quand Sirius était arrivé, ce qui l’amena à bouger toutes ses fioles, pour les remettre en place ensuite, et ce environ trois fois de suite. Il finit par craquer :

« Tu n’as pas mieux à faire que de me regarder ranger, non ?

– Tu perds le fil, Severus. La poudre d’amanite… (Sirius tendit son bras, NU et ridiculement musculeux, effleurant la joue de Severus.) …devrait être ici. »

Severus émit un son qui se voulait méprisant, mais qui sortit un peu trop haut perché.

« Tu ne voudrais pas faire deux pas jusqu’à ton placard et mettre une chemise ?

– Qu’est-ce qu’il y a ? Ça te trouble que je sois torse nu, Severus ?

Haha ! »

Severus regarda Sirius dans les yeux. Les yeux, Severus, reste focalisé sur les yeux.

« Je ris, Black.

– Non, tu ne ris pas, fit Sirius, faussement contrit. Tu as oublié comment on fait. Peut-être que je devrais te chatouiller un peu, ajouta-t-il en agitant les doigts.

– Oho, vas-y, essaie seulement, si tu veux que je te mange les mains en guise de petit-déjeuner. »

À cette réplique, Sirius eut un sourire appréciateur et sembla déshabiller Severus du regard, même si, bien sûr, Severus devait se méprendre.

« Tentant, Severus, mais je suis sûr que tu pourras trouver des choses plus intéressantes à faire de mes mains si je te laisse y réfléchir un peu. »

À ces mots, Sirius alla chercher une chemise dans son placard. Severus se demanda comment il pouvait comprendre ses paroles sans que ce ne soit relativement très obscène, avant de renoncer complètement à comprendre quoi que ce soit concernant Sirius.


°o°o°o°


Minerva était toujours ravie de voir Sirius le matin, mais ce matin, plus que tout autre matin, elle était sous le charme. Sirius avait une démarche, une allure, un regard – tout contribuait à faire battre plus fort son petit cœur, et ses cils par la même occasion. Pas de doute : Minerva était amoureuse.

« Coucou Sirius !

– Salut Minerva. Tu as déjeuné ?

– Non, pas encore.

– Alors allons-y ! »

Quand Sirius lui prenait la main, elle se sentait vraiment toute petite. Mais qu’étaient trente petites années d’écart ? Il avait dit qu’il l’attendrait jusqu’à ses dix-sept ans – plus ou moins, mais nous n’allons pas jouer sur les mots.

Minerva retrouva sa copine Bettina, déjà installée à la table du petit déjeuner, tandis que Sirius allait s’asseoir de l’autre côté de la table, sûrement pour lui permettre de l’admirer pendant tout le repas. Ce dont elle n’allait pas se priver.

« Qu’est-ce qu’il est beau, soupira-t-elle.

– Qui ? fit Bettina.

– Comment ça, qui ? Sirius !

– Vraiment, Bettina, de qui d’autre voudrais-tu qu’elle parle ? » railla Lee, assis de l’autre côté.

Minerva se pencha en arrière pour lui parler dans le dos de Bettina :

« Excuse-moi, ça te pose un problème ?

– Excuse-moi, fit-il sur le même ton, non, mais… il est pas un peu vieux pour toi ?

– Tu comprends rien à l’amour, Lee. C’est un truc de filles.

– Bien d’accord », dit Lee en roulant les yeux.

Les garçons de son âge étaient tous idiots. Minerva était une fillette très mature pour ses sept ans, on le lui disait souvent. Il était parfaitement normal qu’elle s’intéresse à un garçon plus âgé. Elle continua donc de raconter à Bettina combien Sirius était merveilleux. Bettina ne parlait pas beaucoup, et quand elle parlait, c’était pour dire des choses bizarres, mais elle savait écouter, et cela suffisait à Minerva pour faire d’elle sa meilleure amie.

« Non mais, sincèrement, tu trouves pas qu’il est trop beau ?

– Si si.

– AH ! tu vois, fit-elle à Lee.

– Je dis pas le contraire, rétorqua Lee, mais tu peux trouver quelqu’un beau sans vouloir automatiquement te marier avec ! »

Minerva soupira avec un sourire condescendant.

« Mon pauvre Lee, je te plains. T’as entendu parler du coup de foudre ? Comment tu veux que ça arrive d’aimer quelqu’un au premier regard, si c'est pas parce qu’il est beau ?

– Le coup de foudre, c’est comme le Père Noël. Un gros bobard qu’on raconte aux enfants. »

Minerva ouvrit la bouche, outrée.

« Sirius ! Lee il a dit que le Père Noël il existait pas !

– Oh, fit Sirius. Qui croit au Père Noël ici ? »

Quelques mains se levèrent. Sirius les compta et se retourna vers Lee :

« Six personnes croient au Père Noël à cette table. C’est qu’il doit exister, non ? fit-il avec un clin d’œil appuyé.

– AH ! tu vois », triompha Minerva derrière le dos de Bettina.

Lee roula les yeux. Ces garçons, songea Minerva. Mauvais perdants, en plus du reste.


°o°o°o°


Clic, clac. Clic, clac. Sirius jouait machinalement avec son briquet en attendant l’heure des cours. Sa nonchalance naturelle, avait-il remarqué longtemps auparavant – à l’époque où il fumait encore – était toujours grandement mise en valeur lorsqu’il jouait avec un briquet. Remus, notamment, appréciait beaucoup dans son jeune temps… Or justement, Remus arrivait dans sa direction avec les petits ! Ceci n’était, bien sûr, absolument pas prémédité.

« Pourquoi t’as un briquet ? demanda Wendy en se plantant devant lui.

– C’est maaal de fumer, dit Pasiphae.

– Je peux fumer ? » demanda Ulysses.

Un peu dépassé, Sirius nota pour lui-même que les briquets n’avaient apparemment pas le même type d’effets sur les jeunes enfants.

« Sirius ! s’exclama Remus. Qu’est-ce que tu fiches avec un briquet ?

– Hein, je peux fumer ? répéta Ulysses.

– Tu vois un peu, l’image que ça donne aux enfants ? Franchement, je me demande à quoi tu penses, des fois. »

Sirius rangea le briquet dans sa poche, contrarié.

« Hein dis, Remus ? Je peux fumer ?

– Non, Ulysses, tu ne peux pas fumer.

– Fumer c’est maaal », renchérit Pasiphae.

Remus poussa les enfants vers la souche d’arbre où il faisait cours, puis retourna vers Sirius.

« Je ne t’aurais jamais rendu ce briquet si j’avais su que tu l’emporterais ici.

– Pourquoi ? J’adore ce briquet. Je le garde avec moi parce qu’il représente plein de souvenirs de jeunesse…

– Je sais, pour moi aussi, reconnut Remus. En fait, c’est idiot, mais je t’ai toujours trouvé terriblement classe avec.

– Ah oui ? fit Sirius innocemment. Bizarre.

– Oui, hein ? Bon, ça va être l’heure, j’y vais. »

Remus repartit vers sa classe. Mais il revint une fois de plus sur ses pas.

« Dis, euh, question idiote… Tu as changé d’after-shave ? »


°o°o°o°


La plupart des gens ont leurs bons jours, leurs mauvais jours, et leurs jours médiocres, ce qui correspondait chez Sirius à un monstrueux sex-appeal, une allure d’évadé d’Azkaban, ou simplement un physique agréable. Et de toute évidence, Sirius était dans l’un de ses bons jours.

Par le passé, Remus s’était déjà demandé si l’attraction presque irrésistible que provoquait parfois Sirius ne relevait pas de quelque ancienne magie qu’il aurait appris à maîtriser. Le loup-garou avait depuis longtemps chassé cette idée saugrenue, mais à présent, elle lui revenait avec force – sinon comme une explication rationnelle, au moins comme une excuse valable au fait qu’il soit dix heures du matin et qu’il ne puisse regarder Sirius sans avoir envie de lui sauter dessus. C’était totalement anormal. Remus n’avait envie de sauter sur personne le matin, cela ne lui venait même jamais à l’esprit ; Remus était plus du genre à tomber dans des bras le soir, lorsque venait l’heure de l’intime et du tendre. Seulement, ce matin, Sirius était tout simplement…

« Et ainsi Magdalena de Bretagne épousa Sirius II – Cilus II pardon… »


°o°o°o°


La plupart des gens ont leurs bons jours, leurs mauvais jours, et leurs jours médiocres, ce qui pouvait se traduire chez Sirius par : presque supportable, tout à fait horripilant, ou simplement agaçant. Sans nul doute, Sirius était dans l’un de ses mauvais jours.

Severus n’aurait pas su dire ce qui faisait que Sirius Black déchaînait en lui une haine aussi passionnelle. Bien sûr, l’homme était arrogant, irréfléchi et égoïste ; bien sûr, il lui avait pourri son adolescence et fut le meilleur ami de Potter ; et bien sûr, il détestait Severus et le lui faisait sentir, ce qui n’aidait jamais à porter quelqu’un dans son cœur. Il y avait aussi le fait qu’il était manifestement persuadé d’être un homme profondément bon et ce à l’inverse de Severus lui-même, ce qui aurait été risible si ce n’était pas aussi énervant. Mais rien de tout cela ne justifiait la nausée que lui causait la seule vue de Sirius Black en un jour comme celui-ci, l’envie de détruire qui courait sous sa peau, la vague de rage qui grondait du plus profond de son être. C’était comme si un vieil instinct de conservation se réveillait pour lui indiquer que cet homme-là lui était nuisible…

« Tranchez la tête de votre Sirius – de votre sirex, pardon… »


°o°o°o°


Lilian pouvait sentir l’inquiétude de Lee. Son grand frère avait été choqué par ce qui s’était produit la veille, avec sa peluche, et même si tout était revenu à la normale au bout d’un moment, il lui avait interdit de la rapporter en cours aujourd’hui. Alors Lilian ne pouvait que regarder Lee tandis qu’il essayait de réaliser les exercices de concentration de Sirius, sans grand succès. Il était en retard par rapport aux autres, même Judy n’avait pas autant de difficultés à contrôler sa magie. Sirius venait le voir de plus en plus fréquemment pour s’enquérir de ses progrès, mais repartait chaque fois avec un sourire forcé et une ride soucieuse au milieu du front. Les autres commençaient à le traiter de Cracmol dans son dos – mais assez fort pour qu’il puisse entendre.

Lilian savait que son frère n’était pas un Cracmol, et que c’était pour veiller sur elle qu’il sacrifiait ses études. Elle aurait aimé pouvoir l’aider ; les exercices n’étaient pas difficiles pour elle. Il suffisait de se focaliser sur le bruit de son propre cœur jusqu’à ne plus entendre aucun autre son. Elle arrivait alors aisément à percevoir l’autre bruit caché juste derrière, ou peut-être dedans, le bruit scintillant de la magie en éveil. Ensuite, les picotements commençaient…

Une main se posa sur son bras, et elle réalisa que Lee l’appelait.

« Lily ? Lily ! »

Elle voulut toucher sa joue pour le rassurer, mais quelque chose d’étrange se produisit à ce contact, et Lee fut projeté en arrière comme sous l’effet d’un coup violent.


°o°o°o°


« Que s’est-il passé ? » s’alarma Sirius.

Lee Headlock était étendu de tout son long sur le sol, sa petite sœur auprès de lui, l’air catastrophé.

« On dirait qu’il a reçu un éclair, dit Minerva d’une voix blanche.

– C’est le coup de foudre ! rigola Richard, aussitôt rejoint par ses acolytes.

– Tais-toi, gros débile, tu sais même pas ce que c’est le coup de foudre ! rétorqua Minerva.

– Si je sais ! Ça veut dire que Lee aime Sirius. »

Sirius fit taire tout le monde et aida Lee à se relever.

« Tout… va bien, balbutia Lee.

– Comment t’es-tu retrouvé par terre ?

– J’ai cru que Lilian avait un problème et j’ai… hum… je me suis évanoui », marmonna-t-il, les joues rouges.

Les garçons lancèrent des « ouuuuh » moqueurs et Sirius dut les menacer de corvée de rangement pour les faire taire.

« Lilian, c’est vraiment ce qui s’est passé ? »

La fillette le regarda sans esquisser la moindre réponse. Le cours étant presque fini, Sirius laissa tout le monde partir en avance, sauf Lee à qui il demanda de rester pour lui parler.

« Lee s’est trouvé un amoureux ! », claironna Richard en passant.

Lee lui jeta un regard méprisant. Lorsqu’ils furent seul à seul, Lilian attendant son frère un peu plus loin, Sirius se composa un sourire avenant :

« Je pense que tu ne m’as pas dit la vérité quant à ce qui s’est passé tout à l’heure.

– Je te jure Sirius je… commença Lee.

– Je ne vais pas insister pour le moment. En revanche, je pense que Lilian ne devrait plus venir à ce cours. »

Lee voulut protester, mais Sirius demanda d’abord à finir.

« C’est très noble de ta part ce que tu fais pour ta sœur, Lee, mais je crains que ton dévouement ne vous nuise à l’un comme à l’autre. Lilian est complètement dépendante de toi, or nous sommes là pour nous occuper d’elle. Et toi, tu n’as établi aucun véritable contact avec les autres… Tu ne peux pas vivre toute ta vie comme si ta sœur et toi étiez seuls au monde !

– Mais aussi, les garçons de ma maison sont des débiles !

– Et les filles ? Minerva, les jumelles ? Elles sont gentilles.

– Je vais pas traîner avec des filles, grimaça Lee. On me dit déjà que je ressemble à une fille.

– Mmh, je comprends. Mais Lee, tu as huit ans. J’aimerais que tu tâches de t’en rappeler, d’accord ? Amuse-toi ! Cours, joue, fais des bêtises ! »

Lee semblait trouver anormal d’entendre ce type de discours de la bouche d’un adulte et se tortilla nerveusement sur place.

« À partir de demain, Lilian ira au cours de Remus. Ça vous fera du bien d’être séparés ne serait-ce que deux heures dans la journée. Je peux compter sur toi pour lui annoncer avec tact ? »

Lee hocha la tête à contrecœur.


°o°o°o°


Apercevant Sirius du coin de l’œil, Remus se surprit à prier qu’il ne vienne pas lui parler. L’inefficacité de la prière fut démontrée une fois de plus.

« Remus ?

– Mmh ?

– J’ai parlé à Lee. Normalement, Lilian devrait rejoindre ton cours demain.

– Oh, bien ! Très bien.

– Remus ?

– Ahan ?

– Pourquoi tu ne me regardes pas ? »

Remus toussa.

« Je crois que j’ai un rhume, je vais éviter de te le refiler.

– Tu veux dire que le refiler à tes trois élèves, ce n’était pas un problème ?

– Euh…

– Tu ne sais pas mentir, Remus. Tu m’en veux de quelque chose ? »

À ce point, Remus se dit que ça ne servait à rien, de toute façon : même l’odeur de Sirius le troublait. Il releva la tête.

« Pas du tout, voyons. »

Sirius eut un sourire rayonnant.

« Tant mieux alors. Tu crois que le ciel sera suffisamment dégagé pour faire la soirée astronomie ce soir ?

– C’est à peu près certain. Il y a d’ailleurs une colline qui me semble idéale à une petite centaine de mètres…

– On la voit d’ici ?

– Oui, fit Remus en la pointant du doigt. Juste là. »

Sirius vint se placer derrière lui pour mieux voir la direction qu’il lui indiquait.

« C’est le grand truc avec les buissons, là ? demanda-t-il près de son oreille.

– Ou… hum ! Oui oui.

– C’est accessible facilement ?

– Sans problème », répondit Remus en tournant la tête vers Sirius.

Sirius lui retourna un regard complice. Presque l’air de dire “quelle belle amitié virile nous avons là, Remus”. Oui, Sirius, oui. Remus espéra qu’il ne pouvait pas lire dans ses yeux à quel point il avait envie de l’embrasser fougueusement à cette seconde. Ou peut-être que si, en fait, si ça pouvait inciter Sirius à l’embrasser fougueusement. Qu’est-ce qui se passerait si Remus l’embrassait fougueusement ?

« Ça m’a l’air parfait, dit finalement Sirius d’une voix douce.

– Hn. »

Sirius eut un sourire irrésistible, puis s’écarta de Remus, qui se rappela alors qu’il lui était nécessaire de respirer pour survivre.


°o°o°o°


Cet après-midi-là, Severus trouva la sortie en forêt d’un ennui mortel. Ils étaient tombés sur un nid de boursoufs, ces petites créatures rondes et poilues à langue extensible qui ne servent absolument à rien – même pour les potions, c’est dire. Mais les enfants avaient des plaisirs futiles, et trouvaient les bestioles “trop mignonnes”.

« Dites-moi que je rêve, grinça Severus à l’attention de Remus. Pourquoi est-ce que les boules de poils sont toujours considérées comme mignonnes ? Pourquoi est-ce qu’un… cube à écailles ne serait pas mignon, lui aussi ?

– Parce que ce n’est pas doux et froufroutant ? » proposa Remus.

Severus réalisa que le loup-garou en avait trois sur la tête. Il fut profondément déçu de voir qu’un homme d’âge presque mûr et à peu près respectable tel que Remus pouvait se laisser avoir par des peluches vivantes, et s’interdit formellement se laisser attendrir.

« Hn. Oui, eh bien, je ne vois quand même pas comment on peut passer une heure à jouer avec ces boules de pétanque poilues.

– Mmh.

– Ce n’est pas comme s’ils faisaient quelque chose de particulièrement intéressant, à part bourdonner et tirer la langue de façon très malpolie.

– Ahan…

– Tu savais que c’était l’une des rares créatures dont ni le sang ni la salive ne peuvent être utilisés dans une potion ?

– Oui oui… »

À ce point, Severus s’aperçut que Remus ne l’écoutait pas du tout. En suivant son regard, il vit que ce qui l’absorbait tellement était le spectacle de Sirius qui faisait courir des boursoufs sur ses bras à toute vitesse, se croyant sûrement très cool, sous les acclamations des enfants. Severus sentit poindre la vexation. Remus ne l’ignorait jamais, d’habitude. Voyant Ulysses câliner un boursouf un peu gras juste à côté, il s’agenouilla devant lui et lui dit :

« Tu veux que je te montre un tour de magie très amusant ? »

Le petit garçon, bien que toujours un peu peureux face à Severus, opina du chef. Severus prit son boursouf entre ses mains, fit une habile passe magique dans laquelle personne n’aurait remarqué la baguette dans sa manche, et ouvrit les mains. À la place du boursouf se trouvait maintenant une colombe, qui s’envola à tir d’ailes.

« Alors, qu’est-ce que tu dis de ça ? »

Ulysses se mit à pleurer.

« Qu’est-ce qui te prend ?

– SEVERUS IL A PERDU MON BOUBOUUUULE !

– Mais non, c’était une fausse colombe ! Ton boursouf était dans ma manche, tiens.

– C'EST PAS LUIIIIIII !

– Si c’est lui, tu vois bien !

– NOOOOOON ! »

Remus et Sirius vinrent assister à la scène.

« Qu’est-ce qui se passe ici ? fit Remus.

– Severus fait pleurer un gamin, la routine, ironisa Sirius.

– J’ai juste fait un tour de magie avec cette bestiole et il ne veut pas croire que je ne l’ai pas vraiment changée en colombe.

– IL L’A FAIT PARTIIIIR !

– Je te dis que non, petit idiot ! »

Remus essaya de consoler Ulysses, en vain. Sirius prit le boursouf des mains de Severus et se pencha vers le garçonnet.

« Je viens de contacter la brigade des pigeons voyageurs et ils ont dit qu’ils avaient vu une colombe blanche s’envoler d’ici il y a cinq minutes. C’est ton Bouboule ? »

Ulysses hocha la tête en sanglotant.

« Bien, ils la redirigent vers ici. Regarde, la voilà déjà qui arrive ! »

Et comme Ulysses levait les yeux vers le ciel, Sirius lança discrètement un sort pour faire apparaître une colombe, qu’il fit atterrir dans sa main.

« Severus, à toi l’honneur, fit Sirius avec un clin d’œil en lui tendant la colombe.

– Abracadabra-tzing », grommela Severus avec un vague mouvement de baguette.

Comme par magie, la colombe disparut pour faire place au boursouf rondouillard.

« Bouboule ! » renifla joyeusement Ulysses en prenant la bestiole entre ses doigts maladroits.

Severus était vert.

« Il est l’heure de rentrer, signala-t-il.

– On peut les emmener ? demandèrent les enfants, des boursoufs plein les bras.

– Bien sûr que non », répondit Severus, exaspéré.

Des « s’il vous plaîîîîîît ! » fusèrent de partout, accompagnés de grands yeux mouillés la plupart du temps. Comme Sirius allait céder, Remus trancha :

« Non, vous les laissez ici, mais on reviendra les voir demain. »

Les enfants se résignèrent à contrecœur.

« Oh, génial, dit Severus d’un ton acide. On recommence cette sortie enchanteresse demain.

– Ils auront sûrement oublié demain », dit Remus.

Severus lui exprima son scepticisme d’un seul regard.


°o°o°o°


Les jumelles Rose et Violet avaient déniché la base secrète parfaite. En limite de la zone de forêt protégée par les défenses magiques, il y avait un endroit où poussaient des herbes très hautes, plus hautes même qu’Eleanor. En le voyant, Rose comme Violet avaient, comme d’habitude, pensé à la même chose en même temps. À présent, la petite bande de filles avait aplati les herbes au centre du terrain et pouvait discuter là, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.

« Je déclare le premier pow-wow ouvert ! » dit Eleanor avec enthousiasme.

Judy applaudit.

« Bien, mesdemoiselles, l’heure est grave », commença Eleanor d’un air très très sérieux.

Les quatre filles éclatèrent de rire simultanément. Rose et Violet aimaient bien sentir la connexion qu’elles avaient avec les deux autres ; c’était presque comme avoir deux jumelles supplémentaires l’espace d’une seconde.

« Non, non, l’heure est vraiment grave, reprit Eleanor en gloussant encore. Trois bandits, huhu, bien connus de nos services, commettent crime sur crime au nez et à la barbe des autorités. »

Judy leva la main.

« Oui, Miss J ?

– C’est quoi “autorités” ?

– Ceux qui commandent. Les monos, quoi.

– Qu’est-ce qu’on va…

– …pouvoir faire ? demandèrent Rose et Violet.

– C’est ce qu’on va décider maintenant. Je pense déjà qu’on sera d’accord que personne ne doit savoir qui on est. On doit agir dans l’ombre. Contrairement aux Trois Crétins, on agit pas pour la gloire, mais pour le bien de l’humanité.

– OUAIS ! s’exclamèrent les jumelles d’une seule voix.

– Donc il va falloir être rusé ? fit Judy.

– Ce que nous sommes, et pas qu’un peu. Mais ce qui aiderait, ce serait d’avoir de la magie à disposition…

– Je sais encore rien faire en magie, moi, dit Judy, un peu dépitée.

– Moi pareil, soupira Eleanor. J’aurai ma baguette que l’année prochaine, et les potions qu’on a vues en cours avec Severus risquent de pas être très utiles.

– Peut-être que si, dit Judy. La ruse, c’est aussi utiliser des armes qu’on attend pas. »

Eleanor et elle se sourirent avec une complicité qui n’avait rien à envier à celles des jumelles. Ces dernières dirent alors :

« Nous, notre grand-papa…

– …il est mage vaudou. Il nous a appris…

– …plein de trucs !

– SANS baguette. »

Eleanor eut une expression ravie qui remplit les jumelles de fierté. Les quelques secondes de silence qui suivirent ces paroles avaient une saveur indéfinissable – le goût exquis des victoires à venir.


°o°o°o°


Plus la journée avançait, et plus Severus s’enfonçait dans une humeur noire. À présent, dès que Sirius se trouvait à proximité, il sentait ses poils se hérisser et ses entrailles se tordre de rage. Comme à cet instant précis, par exemple.

« Severus, tu pourrais m’aider ? fit Sirius. Les trois champions ont réussi à ramener des boursoufs et les ont trempés dans de la peinture pour les jeter sur les autres, et j’ai besoin que tu les engueules avec moi. »

Severus réussit à réduire sa pulsion meurtrière à un simple grognement hargneux.

« Tu ne peux pas demander à Remus ?

– Remus est parti placer des protections autour de la colline où on va faire la soirée astronomie. Et entre nous, tu es bien plus doué que lui quand il s’agit d’être désagréable.

– Quelle colline ? »

Sirius cligna des yeux.

« Euh. Je croyais qu’on t’en avait parlé.

– Non, vous ne m’en avez pas parlé.

– Ah. Oups.

– C’est toujours comme ça, avec vous ! gronda Severus. Vous me reprochez de ne pas m’impliquer alors que c’est vous qui me laissez en dehors !

– C’est bon, désolé ! Je vais te montrer. »

Sirius vint alors se placer sensiblement trop près de Severus.

« Qu’est-ce que tu fais ? s’alarma Severus en faisant un pas en arrière.

– Je te montre.

– Montre-moi en restant à distance, si ça ne t’ennuie pas.

– On n’a pas le même point de vue, et la colline n’est pas facile à repérer !

– Je m’en moque. Retourne d’où tu viens.

– C’est quoi, ton problème ? » fit Sirius, intrigué, continuant à s’approcher.

Severus recula, même si présentement il avait plus envie d’étrangler cet abruti de Sirius Black.

« Tu le sais très bien. C’est toi mon problème.

– Je vois ça… dit Sirius, avançant toujours. Tu as peur de moi, Severus ?

– Autant que d’un poulet empaillé.

– Alors pourquoi tu recules ?

– Pourquoi tu avances ?

– Moi au moins, je vois où je vais et je ne vais pas trébucher sur cette souche d’arbre. »

Severus fit volte-face. Évidemment, il n’y avait aucune souche d’arbre. Il se retourna de nouveau, et tomba littéralement nez à nez avec Sirius. Il le repoussa violemment, mais Sirius avait de bons réflexes et se rattrapa à ses poignets. Il les serra d’une poigne d’acier, forçant Severus à se tenir à seulement quelques centimètres de son regard perçant.

« Tu ne sais pas qui tu es, Severus Snape », souffla-t-il contre son visage.

Interloqué, Severus dégagea ses mains sans un mot et frotta ses poignets endoloris. L’instant flotta encore un peu entre eux. Soudain, Sirius changea radicalement d’attitude et s’écria :

« Bon, c'est pas comme ça que les garnements vont se faire punir ! Tu viens ? »


°o°o°o°


En revenant de la colline, Remus trouva Sirius et Severus en train de disputer copieusement le trio qui n’en ratait pas une depuis le début de la colo. Comme ils semblaient maîtriser la situation, et qu’il était plaisant de les voir faire quelque chose ensemble pour une fois, Remus décida que c’était le moment ou jamais de s’adonner à son petit plaisir coupable. Il se choisit un arbre à l’abri des regards, derrière lequel il se cacha pour procéder à son rituel de détente personnel.

Il n’y était que depuis une minute lorsque Sirius surgit devant lui, lui faisant manquer de peu l’arrêt cardiaque.

« Remus ! Tu… Tu fumes ?! »

Remus cacha la cigarette dans son dos.

« Non ? fit-il, laissant échapper un nuage de fumée.

– Si, tu fumes, je te vois !

– Ah oui ? Ben, fit Remus avec embarras, alors tu poses des questions idiotes.

Remus ! »

Remus jeta sa cigarette à regret, l’éteignant d’un coup de baguette magique.

« Oui, Sirius, je fume. Voilà, c’est dit… »

Remus avait gardé ce secret pendant trop longtemps, il savait qu’il devrait être révélé tôt ou tard.

« Mais… depuis quand ?

– Depuis, mmh… quinze ans, au moins ?

– Quinze ans ?! Mais je ne t’ai jamais… (Les yeux de Sirius s’agrandirent.) OH ! Toutes ces fois, pendant qu’on vivait ensemble, où je te trouvais à la fenêtre et tu disais que tu admirais la vue !

– Oui, je t’ai menti, admit piteusement Remus. Je suis désolé. J’effaçais les odeurs avec un sort désodorisant…

– Mais enfin, pourquoi tu me l’as caché ?

– Je ne suis pas fier de fumer, figure-toi. C’est contre mes principes, j’ai toujours trouvé ça stupide. À l’époque où tu fumais, je te sermonnais sans arrêt…

– Oui, ça je m’en souviens.

– Du coup… j’avais peur que tu te fiches de moi. »

Sirius se gratta la tête.

« Des fois, Remus, je me dis que le plus immature de nous deux n’est pas forcément celui qu’on croit.

– Je me sens bête, tu comprends. J’ai essayé d’arrêter, mais sans succès. Et maintenant c’est moi qui fume, et toi qui as arrêté !

– Oui, oh, je n’ai aucun mérite, fit-il, faussement flatté. Azkaban est un excellent centre de désintox.

– Hum.

Remus Lupin fume, gloussa Sirius qui n’en revenait toujours pas. Monsieur Préfet-Parfait fume. Quand je PENSE que tu m’as fait la morale ce matin à cause de mon briquet !

– Eh, je ne fume pas devant les enfants !

– Moi non plus.

– Bon, alors n’en parlons plus. »

Sirius ramassa la cigarette que Remus avait jetée.

« Et en plus, tu jettes tes mégots par terre.

– C’est biodégradable !

– Ben voyons. Et les enfants qui vont le ramasser, tu y penses ?

– … Oui, bon, mais d’habitude je ne jette pas les cigarettes à moitié finies, c’était pour l’effet dramatique… »

Sirius nettoya la cigarette d’un petit sort désinfectant, et la tendit à Remus.

« Allez, il ne faut pas gâcher. »

Méfiant, Remus reprit la cigarette et la coinça entre ses lèvres. Avant qu’il n’ait pu l’allumer à l’aide de sa baguette, Sirius offrit son briquet d’un geste extrêmement galant. Remus approcha la cigarette de la flamme, aspira légèrement, et dit :

« Avoue que tu ne me l’as rendue que pour pouvoir faire ça.

– Peut-être », fit Sirius, énigmatique.

Il fit mine de s’en aller, mais ne manqua pas de glisser à Remus :

« Peut-être aussi que je te trouve sexy quand tu fumes. »

Remus tira une longue bouffée. D’accord. Ça commençait à faire trop, là. Remus tira une autre bouffée. Ça ne pouvait pas être son imagination. Remus finit la cigarette dans une dernière bouffée, et fila retrouver Sirius.


°o°o°o°


Sirius savait que la bibliothèque de la colo était bien fournie, mais il n’aurait jamais cru qu’il pouvait exister tant de livres de contes différents. Il venait d’ouvrir un énième recueil quand Remus entra.

« Tu as déjà fini ta clope ?

– Oui.

– Cool.

– … Je dois te faire découvrir un nouveau groupe, aujourd’hui ! » lança Remus.

Sirius le sentait tendu. Il n’était pas vraiment venu pour lui faire écouter de la musique, comprit-il avec une certaine satisfaction. Il n’avait pas imaginé que ce serait si facile avec Remus – après tout, Remus avait pu l’avoir lorsqu’il était jeune, beau et à peu près sain mentalement. Il savait qu’aujourd’hui, beaucoup de choses qu’il faisait agaçaient Remus, mais apparemment, il lui faisait toujours un certain effet. C’était pour le moins réconfortant.

Sirius vint aux côtés de Remus, devant les disques, juste pour s’amuser encore un peu. Il voulait l’amener à son extrême limite – pas par perversité, mais juste parce que jouer avec le feu avait toujours plu à Sirius.

« The Church, tiens, fit aussitôt Remus, comme pour détourner sa propre attention. C’est un groupe australien des années 80. Ils ont connu une évolution assez remarquable… »

Sirius écoutait avec intérêt, frôlant l’épaule de Remus, respirant son odeur, à la fois familière et un peu différente de l’ordinaire, parce qu’il n’avait pas utilisé de sort désodorisant après sa cigarette. Il ne s’aperçut pas tout de suite que Remus s’était interrompu.

« Sirius, qu’est-ce que tu fais ?

– Mmh ? Je t’écoute, Remus.

– Arrête de m’appeler Remus, pourquoi tu m’appelles Remus ?

– Parce que c’est ton prénom ?

– Tu ne m’appelles jamais Remus, tu m’appelles Moony ! Sirius… tu m’allumes, n’est-ce pas ? »

Sirius comprit trop tard qu’il avait déjà dépassé la limite.

« Depuis ce matin, tu m’allumes ? Je ne sais pas pourquoi tu fais ça mais si tu avais encore des doutes, ça marche, alors arrête, maintenant ! »

Pas la limite de Remus. Sa limite à lui. Il passa une main dans les cheveux de Remus, scrutant son visage, ses traits sans âge. Tel est pris qui croyait prendre, songea-t-il.

« Tu n’as pas l’air de saisir ce que “arrête” signifie… »

Sirius colla son front contre celui de Remus, ne prêtant plus aucune attention à ce qu’il disait.

« … ne vais plus pouvoir répondre de rien, or, ce serait vraiment… Sirius ? »

Effleurant ses lèvres des siennes, caressant sa joue de la sienne, Sirius enfouit son visage dans son cou tout en l’enlaçant délicatement. Le contact de leurs deux corps grisa Sirius, qui commença à l’embrasser sur la nuque. Remus s’agita nerveusement.

« Sirius, tu… la situation devient… je me permets de protester… »

Sirius fit descendre une main dans le bas de son dos pour le serrer de plus près.


°o°o°o°


La bonne nouvelle, c’était que Remus n’était pas fou. Ce n’était pas lui qui se faisait des idées, Sirius lui avait bien fait du rentre-dedans, ce qui aurait été évident dès le départ si les circonstances n’avaient pas rendu la chose aussi déraisonnable, immorale, et tout le reste.

« Haha, paniqua-t-il en sentant la main de Sirius au creux de ses reins. Je… déteste devoir jouer les adultes responsables, Sirius… mais dans les films, c’est toujours à ce moment-là qu’un enfant entre et se retrouve traumatisé à vie… »

Sirius verrouilla la porte d’un coup de baguette.

« C’est complètement de la triche. Complètement. Sirius, tu as perdu la tête.

Tu me fais tourner la tête… sourit-il. Mon manège à moi c’est toi

– Non non, interdit de chanter en français ! D’une part je ne comprends rien, et d’autre part c’est beaucoup trop sexy… »

Alors que Remus se résignait à ce que le désir doive l’emporter sur la raison, la morale, et tout le reste, Sirius relâcha doucement son étreinte, l’air confus.

« Hum, désolé Moony, je me suis laissé emporter… Écoute, si tu veux, on a encore la possibilité de prendre une bonne douche froide et…

– Une… douche froide ? Tu es sérieux ?!

– Cela dit, si c’est ce qui t’inquiète, j’ai, hum… tout ce qu’il faut.

– Figure-toi que j’ai complètement… oublié ce qui m’inquiète… »

Remus approcha ses lèvres de celles de Sirius, avant de réaliser :

« Attends, comment ça tu as tout ce qu’il faut ? Nous sommes dans une colo, qu’est-ce que tu fiches avec…

– Remus ?

– Quoi ?

– Tais-toi et embrasse-moi. »


°o°o°o°


Remus buvait tranquillement un thé devant sa télévision lorsque Sirius se planta devant lui, brandissant une guirlande de préservatifs dans leur sachet.

« Moony, tu peux m’expliquer ? »

Remus avala sa gorgée de travers.

« Co… Comment ça t’expl… Oh. … OH. Merlin.

– Je ne comprends pas très bien pourquoi un homo se munirait d’un moyen de contraception… Tu n’as quand même pas viré ta cuti ? »

Remus eut un rire nerveux.

« Hum, non. Je… Sirius, où as-tu trouvé ça ?

– Sous ton matelas.

– Qu’est-ce que tu faisais à regarder sous mon matelas ?!

– Tu caches toujours des choses intéressantes sous ton matelas.

– … Fais-moi penser à changer de cachette.

– Moony, si tu es un hétéro refoulé, je comprendrai, mais je t’en prie explique-moi.

– Oui, oui, j’essaie juste de… Bon sang, j’avais oublié que tu étais déjà à Azkaban quand ça a commencé à se répandre à grande échelle…

– Quoi ? Qu’est-ce qui a commencé à se répandre ?

– Le… Le sida. »

Remus lui expliqua en long et en large, les premiers cas remarqués aux États-Unis, comment seuls les homosexuels semblaient touchés au début, les symptômes et les complications, l’absence de vaccin ou de traitement définitif… Lorsqu’il se tut, Sirius était sonné.

« Et… Et toi, tu n’as jamais été… ?

– Tu me connais, je suis prudent. »

Sirius resta silencieux un moment, puis dit :

« Je crois que je ne ferai plus jamais l’amour de ma vie.

– Ne dis pas ça ! Tu deviens vraiment inquiétant, plaisanta Remus.

– Ça fait une douzaine d’années que je m’en passe et, comme tu vois, on peut vivre sans !

– Tu dis ça parce que tu as oublié ce que c’était.

– Hm. C’était une proposition ?

– Hein ? Non !

– Oh, dommage », fit Sirius en haussant les épaules.

Remus était décontenancé.

« Tu ne crois pas qu’on est… un peu vieux pour ça ?

– Un peu vieux pour quoi ?

– Eh bien pour… pour… Non, rien.

– Je te trouve aussi séduisant qu’avant, si c’est ce que tu veux dire. »

Remus rosit.

« Ce n’était ce que je voulais dire. Mais, merci. Tu n’es pas mal conservé non plus, pour un tôlard. »

Ils rirent, un peu mal à l’aise. Sirius détacha un petit carré de plastique de la ribambelle de préservatifs, et l’ouvrit avec perplexité.

« Tu sais, je ne suis même pas sûr de me rappeler comment on s’en sert. Il va falloir que tu me montres, ce n’est pas quelque chose de facile à demander à trente-quatre ans.

– Oh, tais-toi, rit Remus.

– Quoi ?

– C’est nul.

– Ah oui ?

– Complètement.

– Je n’ai donc plus qu’à rester chaste toute ma vie…

– Je rêve ou tu me baratines ? »

Sirius sourit.

« Tu m’as manqué.

– Toi aussi. Mais si tu veux continuer à vivre chez moi, il va falloir que tu arrêtes de fouiller dans mes affaires.

– Bon, d’accord. Je peux continuer à te faire des avances, par contre ? »

Remus essaya en vain de réprimer son sourire.

« On verra quand le tas d’os qui te sert de fesses se sera un peu remplumé.

– Je serais outré par cette remarque, si tu ne venais pas d’admettre… que tu regardes mes fesses !

– Oui, enfin, je les regarderais volontiers s’il t’en restait, mais en l’occurrence…

– Eh ! Je vais vraiment finir par me vexer ! » s’offusqua Sirius tout en détachant un nouveau carré de plastique pour lui lancer au visage.

La minute suivante, ils se couraient après à travers l’appartement en se jetant des préservatifs. Par la suite, Sirius et Remus feraient référence à cet épisode sous le nom de Bataille des Mille Capotes Anglaises.



°o°o°o°


« N’empêche que je n’en reviens toujours pas que tu aies emporté des préservatifs dans une colonie de vacances. »

Remus se rhabillait en toute hâte, jetant de fréquents coups d’œil par la fenêtre.

« Je ne l’ai pas fait comme un acte conscient et réfléchi ! se justifia Sirius. J’en ai juste toujours dans mes poches, parce que je psychote complètement sur le sujet.

– Ça ne se dit pas, “psychoter”.

– Eh bien je psychote quand même. Moony, arrête d’avoir l’air aussi coupable, on a juste… »

Remus leva une main pour le faire taire.

« Chut ! Je ne veux pas l’entendre, j’ai beaucoup trop honte. Mon karma ne s’en relèvera jamais.

– Depuis quand tu crois à ces trucs ?

– Je n’y crois pas, mais on ne sait jamais. Je risque de me réincarner en asticot pour avoir couché avec toi ici.

– Mmh, tu sais vraiment dire les mots justes, après l’amour…

– Désolé, mais si tu veux voir les choses du bon côté, mon degré de culpabilité est un assez bon indicateur de combien j’ai apprécié. »

Sirius, qui se tenait sur un seul pied pour enfiler son jean, explosa de rire, ce qui lui fit perdre l’équilibre et rouler dans les coussins.

« Ravi d’avoir pu restaurer ta joie de vivre avec si peu, se moqua Remus en chassant les plis de son tee-shirt. Je regrette de ne rien avoir pu faire pour feu ton sens de l’équilibre. »

Il se prit un coussin dans la tête.


°o°o°o°


Au dîner, Severus ne put s’empêcher de noter un changement de comportement de la part de Remus. Alors que d’ordinaire il lui imposait toujours sa conversation intarissable, cette fois il restait silencieux, et évitait de regarder dans sa direction. Sirius l’avait-il finalement monté contre lui ? … Non que ce fût d’une grande importance. Le loup-garou l’ennuyait plus qu’autre chose, à vrai dire.

Ce qui le dérangeait nettement plus, c’était que Sirius, lui, semblait d’humeur à communiquer. À défaut de pouvoir lui planter une fourchette dans l’œil, Severus le snoba avec brio pendant tout le repas en faisant mine de s’intéresser aux babillages de la petite Wendy.


°o°o°o°




La nuit était parfaite. On ne voyait pas encore la lune, et les étoiles ressortaient d’autant plus sur le ciel d’encre, en nombre tel que c’en devenait intimidant. Ils semblaient seuls au monde, sous un ciel comme celui-là.

William Greenwood en fit la remarque à Achenar Lestranges, qui le regarda avec dégoût.

« Qu’est-ce que j’en ai à foutre de ces conneries d’étoiles ? »

– Achenar il a dit un gros mot ! » rapporta Minerva.

C’est dur d’être romantique à onze ans, songea William, incompris.

« Tu ne devrais pas dire cela, dit Remus à Achenar. Tu sais que tu as un nom d’étoile, n’est-ce pas ? Et le prénom de ton père, Rabastan, vient de Rastaban, de la constellation du Dragon. Ta tante Bellatrix aussi portait le nom d’une étoile, ainsi que Sirius… »

Remus jeta un petit coup d’œil vers Sirius, qui fit mine de ne pas avoir entendu. William ne savait pas très bien pourquoi Sirius et Achenar s’évitaient, mais il semblait de plus en plus clair que c’était une histoire de famille.

« Oh, on peut voir Sirius ? demanda Minerva la bouche en cœur.

– Pas à cette époque de l’année, malheureusement.

– Qui voudrait d’un autre Sirius quand je suis là ? plaisanta l’intéressé.

– Et Achenar ? demanda William.

– Non, elle n’est pas visible depuis cette région, bien que ce soit une des étoiles les plus brillantes du ciel… »

William en demanda davantage et s’appliqua à mémoriser toutes les informations qu’on lui donnait. Il aurait bien aimé, lui, avoir un nom d’étoile.

À présent, tout le monde voulait voir les étoiles. Sirius se servait de sa baguette pour dessiner les constellations.

« Et Rastaban ? » finit par demander Achenar à Remus du bout des lèvres.

William sourit. Il savait qu’Achenar, malgré ses dehors abrupts, était un garçon qui méritait d’être connu. Il le voyait comme un diamant brut et était fasciné par tout ce que cet être taciturne semblait receler de blessures secrètes et d’émotions enfouies. Pour ces raisons, il voulait être son ami, comme il l’avait voulu depuis le premier jour, et il savait qu’il y parviendrait. William était comme cela, prêt à tout pour suivre le chemin que lui indiquait son cœur.

« C’est romantique, comme décor, lui dit Cassiopeia.

– Oui, on peut dire ça », acquiesça William, les yeux perdus dans la Voie lactée.

Il s’entendait bien avec Cassiopeia. La jeune fille s’appuya légèrement contre lui.

« J’ai un peu froid », fit-elle en le regardant par en dessous.

Il sourit amicalement.

« Tu n’as qu’à sautiller un peu sur place, comme ça. Ça te réchauffera, tu verras. »

Elle sembla mécontente de cette réponse, mais William ne s’en préoccupa pas. La Voie lactée était trop belle ce soir pour s’encombrer de soucis terrestres.


°o°o°o°


« Qui veut observer Mars ?

– Moi ! Moi !

– Du calme, il n’y a que trois télescopes, alors chacun son tour ! »

Sirius se sentait incroyablement bien. Il avait récupéré son meilleur ami, aux dépens de son pire ennemi, et la nuit était magnifique. Que demander de plus ?

Il surprit le regard de Severus. L’homme tourna aussitôt la tête de côté mais, même s’il n’aurait pas su dire pourquoi, Sirius eut l’impression qu’il l’avait observé fixement pendant plusieurs minutes avant cela. Il se faisait sans doute des idées…

« Sirius, ça va ? demanda Remus.

– Hein ? Oui, pourquoi ?

– Ça fait au moins deux minutes que tu fixes Severus sans ciller. »


°o°o°o°


Severus s’était promis de ne pas sortir près du feu de camp, cette nuit-là. Sirius lui avait couru sur le système toute la journée, il ne voyait pas comment le regarder dormir aurait pu l’apaiser cette fois-ci. Cependant, il ne trouvait pas le sommeil, et lorsqu’il ne trouvait pas le sommeil, rester au lit le rendait fou, surtout avec la respiration paisible de Remus dans le lit d’à côté.

Il sortit donc, une fois de plus, son oreiller sous le bras. Il vit Sirius près du feu de camp, torse nu pour changer. De temps à autre, son corps était agité de légers soubresauts ; jamais au repos même dans ses rêves. Severus s’assit sur une pierre et attendit que sa tête se vide petit à petit.

Il était là depuis peut-être un quart d’heure quand une voix s’éleva.

« Tu comptes me mater tous les soirs, comme ça ? »

Severus se leva d’un bond, le cœur battant, tandis que Sirius se redressait pour lui jeter un regard indéchiffrable dans la lumière des flammes.


Sometimes when this place gets kind of empty
Sound of their breath fades with the light
I think about the loveless fascination
Under the Milky Way tonight





» Chapitre 5 »

Comments

( 37 gamins — Review? )
littlegothsin
Nov. 8th, 2007 12:27 pm (UTC)
Mention spéciale pour le bandeau de pub sur ffnet : "Sirius Tube Luminometer
Powerful Software, DLReady", "Galet dépilatoire a 18,5 € Le système révolutionnaire d'épilation vu à la tele" ; "La vie religieuse... filmée par Mireille Darc"
Il m'a fallu le temps pour comprendre d'où il sortait la vie religieuse en plus...

Comment ffnet m'a bouffé un bout de ma review en plus quoi. Donc je disais : "j'aime beaucoup comment tu as utiliser le briquet au final. Guitly Remus FTW!"

Pour en revenir à ça, je trouve que Sirius allumeur ressort bien, et mm, le 'tel est pris qui croyait prendre' aussi (c'est à dire que Mumus -malgré le surnom débile que je suis donne- est plutôt sexy aussi) (c'est affreux j'ai un truc pour les gens qui fument alors que je déteste ça dans la vrai vie quoi!!!)
Bon et le briquet en argent me fait penser à un truc precis, je cherche où j'ai lu/vu un truc avec un briquet en argent maintenant -_-

Bon, euh, je crois que j'avais d'autre truc à dire, mais je sais plus là, donc je t'en parlerai plus tard.


arca_en_ciel
Nov. 8th, 2007 12:35 pm (UTC)
Haha, moi j'ai pas ça, j'ai des pubs espagnoles XD.

Huh. Dommage, j'aurais bien aimé avoir ce bout de review ¬_¬.

J'ai trop peur pour Sirius et Remus dans le prochain chapitre (oui, j'ai peur pour les persos de ma propre fic, parce que je sais pas ce que je vais écrire encore). Assez logiquement, ça devrait angster. Surtout pour Remus. Pauvre Remus. Mais si ça se trouve, pas ! J'ai pas encore étudié la question xD.

D'accord alors.
littlegothsin
Nov. 8th, 2007 01:29 pm (UTC)
Je suis déçu qu'il n'y ai pas de pub pour Durex, franchement.

Ben tu le vois là au moins ^^;

Naaaaon, pas le annnngst ! (désolée, encore traumatisée par le prime angstissime de Kaamelott de lundi).

Nan mais genre je devrai noter les trucs que j'ai à dire au fr et à mesure, ça reste pas dans ma p'tite tête -_-
littlegothsin
Nov. 9th, 2007 11:18 pm (UTC)
(oui je risque de poster des bout de review à intervalle irréguliers
Ah oui c'est trop bien que ce soit Remus qui fume ! (enfin non, c'est mal tout ça, tu vois ce que je veux dire)
Simple, mais inatendu !
arca_en_ciel
Nov. 10th, 2007 12:34 pm (UTC)
Ouais, voilà, ça fait un peu moins gratuit que si c'était Sirius (j'ai même trouvé une raison angst pour qu'il fume XD) et c'est plus fnu.
lilai
Nov. 8th, 2007 07:28 pm (UTC)
Juste, pour le briquet, c'est peut être dans "Le jeu du Chat et de la Souris", un manga yaoi avec une histoire de zippo qui traine...
J'ai eu cette impression aussi !
arca_en_ciel
Nov. 9th, 2007 01:37 am (UTC)
Bon ça me rappelle un film que j'ai vu il y a longtemps, dont je ne me rappelle ni le titre, ni les acteurs, ni le réalisateur. Youhouh \o/
gegette88
Nov. 8th, 2007 08:45 pm (UTC)
Bon et le briquet en argent me fait penser à un truc precis, je cherche où j'ai lu/vu un truc avec un briquet en argent maintenant -_-
Moi, "briquet" ça me fait penser "zippo", ce qui me fait penser à X-Men et à Pyro/Aaron Stanford... Et tout ça, c'est la faute du Mouton qui m'a fixé cette association d'idées avec ces icônes! Influençable, moi? Nooooonnn.
arca_en_ciel
Nov. 9th, 2007 01:36 am (UTC)
Lol, chacun a sa théorie xD.
rapunzelita
Nov. 24th, 2007 08:50 pm (UTC)
(Le briquet en argent, il y en a un dans HP, aussi. Le truc de Dumbledore pour éteindre les lampadaires.)
rapunzelita
Nov. 24th, 2007 08:51 pm (UTC)
(lalala je n'ai pas commenté personne n'a rien vu)
arca_en_ciel
Nov. 24th, 2007 09:47 pm (UTC)
Si vu =D ! Ouuuh elle a parlé de l'éteignoir de Dumby comme si on n'y avait pas pensé, ouuh ! =D
Tu ferais mieux de reviewer, tiens XD
rapunzelita
Nov. 24th, 2007 11:33 pm (UTC)
Je reviewerai quand j'aurai 50 000 mots, là!

(Mais j'ai trouvé ça très bien, et William/Achenar = OTP, na.)
arca_en_ciel
Nov. 26th, 2007 02:00 am (UTC)
Ah oui c'est vrai XD.
Ouuuh elle a lu un chapite de fic au lieu d'écrire pendant NaNo, ouuuh !
missfolledingue
Nov. 8th, 2007 04:22 pm (UTC)
C'est maaal de fumer!!! (mais pourquoi, pourquoi, alors, est-ce que ça rend si sexy, hein?! -_-''' )

J'ai adoré ce chapitre, vraiment. J'ai cherché ce que je pourrais faire comme "review constructive" pour l'amélioration future, puisque tu semblais ne pas l'apprécier beaucoup, mais j'ai pas fort trouvé. ^^;; Pour moi il est juste bien, le scénario se dessine et je t'admire intensement pour savoir faire tenir tes histoires debouts à ce point ci. ^^

J'ai beaucoup gloussé, avec plus ou moins de discrétion... Certains passages sont franchement hilarants, par exemple avec les boursoufles, ou, ben tiens, avec la cigarette! ^^

Sirius est merveilleux. *___* Et sa dernière phrase est merveilleuse. d'ailleurs j'aime beaucoup la fin, mais comme elle est frustrante tu as l'obligation morale de faire venir vite le chapitre 5. ^^ (hé oui, "l'obligation morale", ça rigole plus quand on est une auteure de fanfic adulée... :p)

Le passage avec les préservatifs m'a bien éclaté aussi, on y pense très rarement dans les fics (et pourtant on devrait, parce que le SIDA c'est quand même le mal, tout ça... :p), j'aime cette petite "realistic touch" - ça doit pas se dire en anglais, mais passons. Et puis aussi c'était marrant d'imaginer Sirius et Remus se courir après ^^

Toute la relation Sirius/Severus m'a captivée, dans ce chapitre. (mais j'ai mal pour Severus, aussi ^^;;) Il semble d'ailleurs que je n'ai pas encore intégré le concept "threesome" puisque je grogne chaque fois que Remus approche Sirius xD

Bref. Il y a sûrement plein d'autres choses à dire, et d'autres plus douées s'en chargeront mieux que moi... Mais sache que j'ai beaucoup aimé, que sûrement, tu aurais pu faire mieux en retouchant des passages (on peut toujours!) mais que pour les lecteurs, c'est agréable à lire et drôle et bien foutu.

LaTiteFraise




arca_en_ciel
Nov. 9th, 2007 01:57 am (UTC)
Dans les films, les images, les fictions en général, je trouve ça trop classe. Mais dès qu'il y a l'odeur de clope et la fumée qui me pique les yeux, bizarrement, ça perd beaucoup de son charme ¬_¬.

Merci ^____^ j'espère que je vais réussir à faire évoluer l'histoire assez régulièrement dans cette fic, étant donné que je me suis donné un nombre de chapitre prédéfini et que même si je l'ai beaucoup préparée à l'avance, je n'ai pas de plan précis après la première semaine ^^;. En tout cas je vais faire de mon mieux =D !

Lol ! Le passage des boursoufs a été rajouté au dernier moment parce que je n'avais quasiment pas parlé de l'après-midi, et parce que le point de vue de Severus était un peu défavorisé, et en fait c'est sorti vachement mieux que je ne l'aurais imaginé xD. Severus, mon personnage de comédie préféré ♥ !

C'est cool ! Sirius est un connard, mais un connard aimé ! (En même temps s'il ne se conduisait pas en connard il n'y aurait pas de threesome au bout, alors ne lui jetons pas la pierre !)
Je vais essayer de faire vite pour le 5, j'ai hâte de l'écrire, parce que Severus était un peu trop en retrait jusqu'ici… ^o^

J'essaie de mettre justement des trucs auxquels on ne pense pas dans les fics (même si les préservatifs c'était plus pour montrer combien Sirius était déphasé à la sortie d'azkaban, m'enfin bref). Mes personnages se rasent le matin, aussi ! Si c'est pas fort, ça, quand même xD.

Lol, tu n'as pas tellement tort de grogner au Sirius/Remus, parce que finalement si leur relation (autre qu'amicale, disons) est la plus avancée, c'est aussi celle qui a les fondations les plus pourries… ça va pas, quoi. Les plus "sains" c'est Severus et Remus xD je ris d'avance des scènes qu'ils auront quand leur tour viendra. *rigole bêtement*

Merci pour cette super review ^__^ !
kimadourden
Nov. 8th, 2007 07:08 pm (UTC)
Hi hi j'en suis au "c'est maaaal de fumer" et j'me dis que faire un super commentaire de folaïe en direct de ma lecture où mes yeux sont comme des pitites lumières qui clignotent avec des effets shoujo dans le fond tout ça, ça pourrait être fun.
D'abord, j'dirais que le super plan de Sirius m'éclate à mort. C'est un sale tortilleur. Je l'aime. Et le coup du "chocolat à la vanille" m'a donné envie d'un lattè vanille TT
Et Snape est délicieusement coincé, tu en as conscience ? =D

La manière dont tu décris Remus qui a envie de sauter sur Sirius est merveilleuse. On le vois presque s'humecter les lèvres parce qu'il a la bouche sèche, tout en essayant de conserver son calme Remusesque. J'adowe =3
Et le comment Remus et Severus perçoivent Sirius leur vont vraiment bien.

"Quelle belle amitié VIRILE nous avons là" Ha ha ha sacré toi ! =D

Snape qui essaye de divertir un gamin et qui le fait pleurer. C'est magnifique xD Brave Severus =D

Le grand père mage vaudou des jumelles : GG ! *lève les deux pouces* le vaudou c'est rigolo.

Le plan de Sirius est diabolique ! Je le répète : je l'adore <3

Remus il fuuuuume xD Haa ! Fumer c'est mal ! Diantre, quel retournement de situation, Remus qui fume, roh la la. Je vais avoir envie de le dessiner en train de fumer maintenant, parce que dessiner des gens qui fument, c'est trop koul. *glousse* trop sexy de se faire allumer sa cigarette. Surtout par Sirius. *glousse comme une gamine*

Ha aaaah Sirius et Remus comme je les aime et Sirius qui se fait prendre à son propre piège. Décidément, j'a-do-re ce chapitre. *ricanne*

SIRIUS CHANTE EN FRANCAIS ET REMUS TROUVE CA SEXY ! Ah nan mais ça va pas de me faire sourire bêtement en réprimant des gloussements de fangirl ?!

La bataille des mille capotes anglaises xDDD ce petit flashback est adorable et mordille mon âme de fangirl.

William il est meugnon, et j'aime bien Achenar. Et pas uniquement parce que c'est un rejeton Lestranges. *slyth vendue*

Voilà, j'ai terminé de lire le chapitre. Quel coup de théâtre pour la fin ! Ha ! Comment je suis dévorée par la curiosité à présent, ça va me ronger les boyaux encore plus efficacement que n'importe quel projet pour les cours tout cela. Bref tout ça pour dire que j'ai adoré ! Et que bon, subjectivité de lectrice extérieure, je ne vois pas ce que tu lui reproches, tout ça tout ça.
Sinon, je tenais à te féliciter pour l'écriture des gamins : quand j'ai lu les chapitres précédents, j'arrêtais pas de me dire "haaaa ça doit être dur d'écrire des mômes ! Ha, j'aurais jamais trouvé cette réplique, ça fait tellement gamin de cet âge !" et j'essayais aussi de me souvenir comment j'étais à cet âge là et... bah j'ai oublié (et j'ai pas franchement envie de m'en souvenir, mais on s'en fiche un peu).

Bref ! J'aime =D *envoie tout plein de cosmos anti-déprime*
arca_en_ciel
Nov. 9th, 2007 02:54 am (UTC)
Un tortilleur ! J'adore ! XD *adopte l'expression illico*

Huhu, tant mieux si on sent bien comme Remus n'en peut plus XD j'avais peur que tout cet allumage ressorte un peu ridicule au bout, mais finalement non, on dirait.

Haha, sacrée amitié virile surtout, hein ?

Pauvre Severus XD c'était cruel comme scène quelque part, mais qu'est-ce que j'ai rigolé en faisait brailler le gamin XD.

Ouais ! Mais va falloir que je me renseigne davantage, je t'avouerai qu'à part les poupées j'y connais rien (lalala).

Et surtout le plan de Sirius fonctionne, cette fois >:D

Ouiii dessine Remus en train de fumeeer \o/
Tout le trip cigarette/briquet vient de Piep (j'ai un peu extrapolé ensuite, le Remus qui fume était un secret connu de moi seule), mais alors qu'est-ce que j'aime cette idée =D !

Sirius/Remus fangirl, va!

SIRIUS VA ENCORE CHANTER EN FRANÇAIS PARCE QUE C'EST UN FAN DE VIEILLES CHANSONS FRANÇAISES ! Normalement dans le prochain chapitre, c'est Barbara XD. (Je tiens à préciser que Sirius a un accent français pourri. Je n'aurai sans doute jamais l'occasion de le dire dans la fic, donc voilà, il ne faut pas gâcher cette information.)

William est formidable ♥ mais son histoire ne peut pas encore commencer. Snif. J'ai trop hâte de l'écrire. Je veux l'écrire maintenant >o<. Ouin !
Achenar est un vrai Serpentard, tu as le droit de l'aimer, c'est bon =D. (William est un Gryffondor, par contre. Hum. J'adore les oppositions Slyth/Gryff :3.)

Haha, cliffhanger, t'as vu, t'as vu, incroyable hein, je sais.

L'écriture des gamins m'embarrasse toujours un peu, j'y vais pas mal au pif me basant sur les rares gains que j'ai fréquentés récemment (qui avaient respectivement 4 ans, 6 ans et 8 ans, donc ça me donne un aperçu global déjà). Mais ce serait sûrement beaucoup plus criant de vérité si j'avais fait des colos genre (je voulais passer le BAFA autrefois mais finalement j'ai eu la flemme).

Merciiiiiii ♥ !
tite_zazz_zazou
Nov. 8th, 2007 08:31 pm (UTC)
Ouais bon, t'as vu, tu m'as fait culpabiliser de lire en secreeet.
Donc : William/Achenar OTP !
Et hum, voilà.
Aussi, j'aime ce morceau de dialogue : – J'ai un pantalon, signala Sirius. À t'entendre on croirait que je suis indécent…
– Hn. Tu m'excuseras, je ne discute pas avec les hommes indécents.

Et j'aime d'autres trucs aussi. J'ai oublié quoi. Le parallèle entre les réctions de Remus et de Severus face au plan de Sirius (oh, le plan B ! Sirius est un tel génie !).
Voilà cette fois.
La chanson vient trop tard, je l'ai trop attendue et elle a fini après la lecture, genre.
arca_en_ciel
Nov. 9th, 2007 03:03 am (UTC)
Youpi =D

Genre ! Arrête de slasher mes personnages ! Non je le sous-entends pas dans la fic ! Enfin pour qui tu me prends, une sale yaoiste ?

"Et j'aime d'autres trucs aussi. J'ai oublié quoi."
-> XDDD

Ce Sirius, manifestement, ne s'est pas complètement défait de ses origines serpentardesques.

Je me doute qu'elle finit après la lecture, mais c'est pas grave, ça illustre le suspense du cliffhanger =DDD
gegette88
Nov. 8th, 2007 08:39 pm (UTC)
Je sais pas si c'est constructif mais j'ai beaucoup aimé ce chapitre et je vois pas tellement ce qu'il y a à lui reprocher.(En même temps je n'ai pas passé 15h dessus...)
Qu'est-ce que j'aime?
En premier lieu l'interaction de nos trois zigotos, toujours plaisante à suivre. Ensuite, les pistes de futurs méfaits ou problèmes à venir concernant les enfants que tu nous balances me donne envie de savoir si j'ai raison ou tort. Et c'est drôle de voir Minerva avec ce caractère, vu qu'on a encore en tête l'autre Minerva. Et j'aime bien William dans ce chapitre.
Enfin, tu nous fais un bon vieux cliff' à la fin qui donne envie de connaître la suite, ce qui me fait tjs cet effet quand je lis une bonne fic.
Et encore une fois, la musique est super chouette.
arca_en_ciel
Nov. 23rd, 2007 10:58 pm (UTC)
Raison ou tort ? Tu as des idées précises :D ? (On sait jamais, tu pourrais m'en donner de bonnes ^o^ j'ai pas tout prévu dans les détails.)
Je ne fais jamais de cliffhanger alors j'étais assez contente d'en avoir l'occasion ^o^ ! C'était bien sûr pas pour l'amour du cliff.

Merci ^__^
cybeleadam
Nov. 10th, 2007 04:18 pm (UTC)
Il faudra que je relise pour faire une vraie review avec citations quand je serai rentrée et disposerai donc à la fois de plus de temps et d'une vraie souris (les "souris" de portable, c'est trop pourri pour sélectionner les passages à copier/coller), mais en tout cas je peux déjà te dire que j'ai aimé ce chapitre autant que les précédents.

Et lol pour ta réponse à Zazz "Arrête de slasher mes personnages". Tu n'y avais pas DU TOUT pensé toi-même, j'en suis sûre ! ^_~ (Et je n'ai pas DU TOUT pensé la même chose, non non !)
arca_en_ciel
Nov. 23rd, 2007 11:00 pm (UTC)
Hihi, j'ai prévu plein de couple dans les enfants ! Mais étant donné leur jene âge, certains ne se formeront pas dans la fic… il faudra se contenter de "hints" ^o^.
Ceci dit, le cas William/Achenar est un peu plus compliqué que les autres. On verra ça par la suite :D.
cybeleadam
Nov. 28th, 2007 08:17 pm (UTC)
On verra si on remarquera tous les "hints", alors ! ^^

Déjà plus de 21h et j'ai pas encore eu le temps de relire le chapitre (j'ai toujours du retard dans les posts et les commentaires). Bon, demain, j'espère...
cybeleadam
Dec. 2nd, 2007 02:19 pm (UTC)
J'ai enfin relu ce chapitre ! (Citations, partie 1)
Il avait renoncé à comprendre ce qui le poussait à venir ici chaque fois qu'il était réveillé par ses insomnies
Ce serait pas plutôt qu'il ne veut surtout pas comprendre ? ^_~

Du chocolat chaud à la vanille
Vaniiiille ! *_* (Ah, et de la chantilly, sur ce chocolat chaud, c'est possible ? ^^) -> Y a un "prix du commentaire le plus inutile" ? Celui-là aurait ses chances...

Les yeux, Severus, reste focalisé sur les yeux.
Oh, que ça a l'air difficile !

Severus se demanda comment il pouvait comprendre ses paroles sans que ce ne soit relativement très obscène
"Relativement très", j'adore ! ^^

Six personnes croient au Père Noël à cette table. C'est qu'il doit exister, non ?
Sirius a une logique imparable. lol

La plupart des gens ont leurs bons jours, leurs mauvais jours, et leurs jours médiocres, ce qui correspondait chez Sirius à un monstrueux sex-appeal, une allure d'évadé d'Azkaban, ou simplement un physique agréable. Et de toute évidence, Sirius était dans l'un de ses bons jours. / La plupart des gens ont leurs bons jours, leurs mauvais jours, et leurs jours médiocres, ce qui pouvait se traduire chez Sirius par : presque supportable, tout à fait horripilant, ou simplement agaçant. Sans nul doute, Sirius était dans l'un de ses mauvais jours.
J'adore ces paragraphes parallèles. Et en plus c'est drôle.

Magdalena de Bretagne épousa Sirius II / Tranchez la tête de votre Sirius
Ceci aussi, évidemment !

Ça veut dire que Lee aime Sirius.
lol "Coup de foudre", donc, ça veut dire automatiquement que c'est Sirius qu'on aime...

Presque l'air de dire “quelle belle amitié virile nous avons là, Remus”.
Oh, cette expression que tu aimes tant ! lol (Si on faisait un jeu "devinez quel auteur a écrit quelle phrase", je pense qu'on repèrerait les tiennes facilement, même s'il s'agissait d'extraits de chapitres non encore mis en ligne. ^^)

Severus fait pleurer un gamin, la routine
lol Le pauvre, il essayait d'être gentil, pour une fois !

La ruse, c'est aussi utiliser des armes auxquelles on s'attend pas.
Et là je rigole, parce que je pense à un épisode de Kaamelott où Perceval et Karadoc mettent au point une "technique de combat" qui consiste à se battre avec tout ce qui se trouve à portée de main. Mais je ne crois pas que Judy pense à utiliser un fenouil... Même si c'est une petite fille, elle est probablement beaucoup plus intelligente que les deux débiles de Kaamelott. lol

Mage vaudou... Oh, ça fait peur ! (J'exagère, mais bon... Le vaudou, c'est assez effrayant, quand même.)
arca_en_ciel
Dec. 29th, 2008 05:31 pm (UTC)
Re: J'ai enfin relu ce chapitre ! (Citations, partie 1)
Yay pour la vanille dans le chocolat ! (Le café vanille c'est superbon aussi.) Chantilly si tu veux, va :D

Severus il essaiera plus d'être gentil, ça ne lui réussit pas ^^!

Hahaha, tu me donnerais envie de regarder Kaamelott...

Rah, la magie vaudou, faut que je la ramène elle aussi !(C'est dur de tenir toutes ces lignes scénaristiques en même temps ^^;.
cybeleadam
Dec. 2nd, 2007 02:30 pm (UTC)
Et entre nous, tu es bien meilleur que lui quand il s'agit d'être désagréable.
Non ?!

Remus ! Tu… Tu fumes ?!
*choquée* (Je m'en remettrai, je m'en remettrai... Je crois. lol)

Des fois, Remus, je me dis que le plus immature de nous deux n'est pas forcément celui qu'on croit.
Ou alors c'est juste que Sirius a une mauvaise influence sur Remus ?

d'habitude je ne jette pas les cigarettes à moitié finies, c'était pour l'effet dramatique
Ah, mais oui, très important, l'effet dramatique !

Je… déteste devoir jouer les adultes responsables, Sirius… mais dans les films, c'est toujours à ce moment-là qu'un enfant entre et se retrouve traumatisé à vie…
lol Et vive les sorts de verouillage. ^^

Non non, interdit de chanter en français ! D'une part je ne comprends rien, et d'autre part c'est beaucoup trop sexy…
A mon avis, pour nous, ce serait surtout hilarant, parce qu'il doit avoir un accent... Mais j'imagine que pour Remus, ça donne la même chose que l'italien pour un francophone. *pense à sa fic historique*

Tu n'as quand même pas viré ta cuti ? / hétéro refoulé
lol C'est trop marrant, de détourner des expressions comme ça. ^^

Je serais vexé, si tu ne venais pas d'admettre… que tu regardes mes fesses !
Ah, en effet...

Psychoter n'est pas un mot. / – Eh bien je psychote quand même.
lol (De toute façon, le nombre de trucs qu'on dit qui sont pas des vrais mots...)
Ce qui est amusant, aussi, c'est que ça fait réplique anglaise. Une francophone pas influencée par tous les "Is that a word?" et autres trucs de ce genre lus sur LJ ou ailleurs aurait sans doute écrit "Ça ne se dit pas, 'psychoter'"... et ce serait moins drôle.

Je n'y crois pas, mais on ne sait jamais.
lol On dirait Nicky et moi pour toutes les superstitions du genre passer sous une échelle ou renverser du sel.

William en demanda davantage et s'appliqua à mémoriser toutes les informations qu'on lui donnait.
Typique quand on aime quelqu'un: "J'adore son prénom" et "Tout ce qui le concerne de près ou de loin m'intéresse". lol

Tu comptes me mater tous les soirs, comme ça ?
Oh, la honte ! Sirius a remarqué !

Conclusion: La suite, la suite ! ^^ (Donc j'adore toujours et je suis impatiente de savoir ce qui va se passer après. Je sais plus trop quoi dire d'autre parce que bon, c'est toujours la même chose, quoi: j'aime ton Sirius (et ses plans pour éloigner Remus de Severus), ton Remus (et le fait qu'il ait presque autant de mal à se raisonner lui-même qu'à raisonner Sirius lol), ton Severus (qui doit être le seul à croire qu'il déteste vraiment Sirius autant qu'il le prétend), tes personnages originaux (si nombreux soient-ils, on ne peut pas les confondre: tu as parfaitement réussi à leur donner des personnalité bien distinctes) et, bien sûr, ce style si reconnaissable à propos duquel tu as déjà reçu tant de compliments.

Bonne écriture du chapitre 5 ! (Et j'espère aussi pouvoir lire bientôt la... euh, j'ai perdu le compte... la nouvelle version du chapitre 1 de "A moitié vide". ^^)
arca_en_ciel
Dec. 29th, 2008 05:38 pm (UTC)
Lol ! Haha, La colo vous apporte de l'inédit : REMUS LUPIN QUI FUME ! XD

Moi j'aime beaucoup les accents étrangers, quand ils ne sont pas trop trop forts ! C'est même un kink ^o^ et entendre quelqu'un dont je suis fan parler en français quand ce n'est pas sa langue maternelle, ça me fait fondre direct !

Je fais même plusgaffe à mes anglicismes, je crois que je l'ai corrigé celui-là.... :S

C'est souvent ça avec les superstitions.On n'y croit pas mais... juste au cas où !

Merci encore une fois !
(Anonymous)
Apr. 12th, 2008 11:51 am (UTC)
suite ?
la chuiiiiteuh !!! s'il te plait !! je me met a genoux devat toi pour que tu poste la suite de cette merveileuse fic !!!!
arca_en_ciel
Apr. 12th, 2008 11:52 am (UTC)
Re: suite ?
C'est prévu ! Je suis vraiment désolée, j'ai eu une GROSSE période creuse :(. Mais j'ai les deux tiers du chapitre 5 d'écrit et j'y travaille activement. Bientôt !
poulpe_woman
May. 16th, 2008 07:19 pm (UTC)
Je viens de penser à un truc, là... Le groupe des Bizarr'sisters, c'est que des filles, en vrai. Hohoho. Oui oui, j'écris juste pour dire ça.
poulpe_woman
May. 16th, 2008 07:37 pm (UTC)
Je retire ce que j'ai dit, je suis allée vérifier quand même et en vrai le bassiste c'est bien un mec, Donaghan Tremlett. Pardon pardon.
Mais je maintient que pour un mec, jouer dans un groupe appelé Bizarr'sister, c'est pas très logique.
arca_en_ciel
May. 17th, 2008 01:57 pm (UTC)
Genre, tu crois que je fais pas mon travail de recherches et que je nomme mes personnages au hasard ! ^^
Non seulement ça mais je crois que tous les membres sont des hommes, comme dans le film. C'est pas plus bizarre qu'appeler soon groupe Louise Attaque quand le chanteur est un homme... Le nom fait référence à des personnages de Macbeth donc pas vraiment besoin que ce soient des filles ^^.
poulpe_woman
May. 17th, 2008 06:15 pm (UTC)
Je ne voulais pas te vexer, voyons. Et je n'avais pas saisi la référence à Macbeth, tiens. Et j'ai vu le film il y a trop longtemps pour que mon cerveau ne se rappelle des détails...
le_porkepik
Jul. 31st, 2008 11:50 am (UTC)
Nhaaa, heureusement que j'ai attendu pour lire ce chapitre, je n'aurais jamais supporté ce cliff-hanger purement sadique.

J'adore les deux paragraphes parallèles sur la perception de Sirius par Remus et Severus !

Et là je sais pas pourquoi mais on sent que ça va finir mal. Ou pas très bien. C'est le chapitre-pivot-angsty ou quoi ?
arca_en_ciel
Dec. 29th, 2008 02:43 pm (UTC)
Je réponds en retard à tous les commentaires de La colo ^^;

Merci, j'aimais aussi beaucoup ces deux paragraphes ! Tout est toujours question de point de vue ^o^.

Il va y avoir du angst, mais j'aime les happy endings... ^^
( 37 gamins — Review? )

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[Extrait]

« Qu'est-ce que tu fais ? » s'enquit Wendy avec son manque d'articulation caractéristique.

D'où venait-elle, celle-là ? Severus décida de ne pas lui accorder un seul regard, espérant que cela suffirait à la faire déguerpir.

« Hein, dis ? » insita-t-elle.

Severus n'aimait pas les enfants, c'était un fait établi. Mais il était en plus complètement désemparé devant un enfant qui n'avait pas peur de lui. Peut-être parce qu'elle était trop petite pour remarquer sa ressemblance avec les monstres hantaient ses cauchemars, elle eut l'audace de lui attraper la manche de ses petits doigts potelés.

« T'aimes ça, l'herbe, toi ? »

Les yeux de Severus s'attardèrent sur son bras ainsi harcelé, puis remontèrent vers le visage de Wendy avec une expression de pure consternation. Wendy dut prendre cela pour une grimace car elle se mit à glousser comme le font les petits enfants, en découvrant ses dents minuscules et en mettant ses doigts n'importe comment devant sa bouche.

« T'es rigolo !

– On me le dit souvent, ironisa-t-il.

– Pffffffait chaud, dit-elle en agitant ses mains de façon très inefficace.

– En effet. »

Elle prit soudain l'air très sérieux.

« Qu'est-ce que tu fais ?

– Je prends un bain de soleil. »

Wendy resta interdite quelques secondes. Elle ne devait pas connaître cette expression, mais on la sentait surtout perturbée par l'association du mot “soleil” et du fait manifeste que Severus était assis à l'ombre.
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